20.06.2007
Lettre au Père Noé
Cher Père Noé
Je sais qu’il est un peu tard
Pour recommencer
Mais je voudrais savoir
Ce qui t’a motivé
Pour mettre d’aussi sales bêtes dans ton canoë
Tu trouves ça inspiré
De faire monter l’araignée ?
Et le serpent
Tu en es content ?
Quant au frelon
Alors là, franchement, Non !
Je sais que c’était un sacré boulot
Que vous n’étiez pas trop
Que le temps n’était pas clément
Avec beaucoup de vent
Mais t’aurais pu faire attention
Au moins pour le scorpion !
Je ne vais pas abuser
Je suis une gentille fille
Mais
Ce que t’aurais pu laisser
C’est toute ta petite famille
15:05 Publié dans LETTRE AU PERE NOE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
15.06.2007
POUR AVOIR UN BEAU MILTAIRE
Trouvez d’abord, premier détail
Un front étroit
Pour rester droit sous la mitraille
Et puis cherchez
Deux petits yeux bien enfoncés
Pour repérer d’où vient le danger
N’oubliez pas de dégoter
Deux belles oreilles bien en arrière
Pour que passe large la jugulaire
Sachez que ça ne marchera pas
Sans un cou fort et de gros bras
Pour trimbaler tout le barda.
Le cheveu court et bien taillé
J'ai failli nous le faire renvoyer
Notre beau militaire
Mal coiffé
Votre œuvre n’est pas finie
Mais vous pouvez je vous en prie
Déjà poser sur le sommet
Un magnifique béret
Maintenant il vous faut l’habiller
Un militaire tout nu
Serait fort incongru
Un uniforme bien repassé
Bleu ou vert, comme vous voulez
Ne négligez aucun détail :
Les épaulettes et les médailles
Ouf, vous avez bientôt fini
Vous dîtes qu'il manque quoi ? Un fusil ?
Non,
Un beau stylo
Un beau bureau
Il abattra du bon boulot
19:00 Publié dans POUR AVOIR UN BEAU MILITAIRE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.06.2007
MAMIE
Moi valsions
Autour de
Toi
Dolly aboyait sa joie
D’être avec
Toi
Et moi
Derrière tes doubles foyers, sans jamais nous gronder
Tu surveillais nos jeux, un sourire dans les yeux
Par les rues de Paris
Nous allions aux Tuileries
Jouer à faire
S’envoler de
Pauvres piafs
Affolés
Par mes cris enfantins
Et les courses du chien
Assise
Solitaire
Tu fuyais les commères
Des squares parisiens
Hurlant sur leurs gamins
Tu préférais veiller
Sur mon bonheur d’enfant
Sur mes rires enchantés
Sur ses joyeux jappements
Essoufflée
Fatiguée
Je venais respirer
Discrète coquetterie
Ta douce poudre de riz
Parfum
Aujourd’hui que vous êtes parties
Mamie
Dolly
Si vous me voyez
Vous le savez
Me fait pleurer
21:25 Publié dans MAMIE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
