28.05.2007
RONSARD
Monsieur Ronsard, vous m'avez faite souffrir. Il ya bien des années, j'ai du vous réciter devant toute la classe.....Personne n'a su qu'il fallait "cueillir dès aujourd'hui les roses de la vie", car tellemnt émue, mon souffle n'a pu atteindre votre dernier vers. Mais je ne vous en veux pas :
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,Assise aupres du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant :
Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle.
Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Desja sous le labeur à demy sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s'aille resveillant,
Benissant vostre nom de louange immortelle.
Je seray sous la terre et fantaume sans os :
Par les ombres myrteux je prendray mon repos :
Vous serez au fouyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et vostre fier desdain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dés aujourd'huy les roses de la vie.
23:10 Publié dans MERVEILLEUX CLASSIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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