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31.05.2007

LA SPHERE

J’étais une jolie sphère
bien tournée
Toute lisse
pas une aspérité

Je roulais sans hoquet
Et surtout
j’étincelais !!!

De l’intérieur je rayonnais

Et puis

j’ai reçu un coup de pied...

Un petit creux s’est formé
A peine visible
tout petit
très léger

J’étais la seule à le remarquer

Puis
j’ai roulé sur un rocher

Alors ma ligne de route a
dévié
Du droit tracé je me
suis éloignée
Ternie et
empoussiérée,

Le temps fut long
pour me rééquilibrer
J’ai continué à rouler,
moins vite,
mais un peu
rassurée

Un météore m’a heurtée
La lumière m’a quittée

J’étais toute
cabossée, presque carrée

Avez-vous vu une sphère avec des côtés ?

Et puis je me suis fendillée
Et j’ai explosé
Vers la lumière et la rotondité
je suis
retournée.

ENVOLEE

Il passait sa vie sur le toit du vis-à-vis

M’observant l’air arrogant

Paradant roucoulant

A mon appel de deux coups d’aile

Volatile

Imbécile

Il est entré

Par la croisée entrebâillée

Pour la première fois

Des planchers

Des plafonds

Des vitres et

Des murs

La grande nature

pour la dernière fois

Il fixa d’un oeil mort le ciel 

Qui sans remords l’avait

abandonnné

Sur

le toit

du vis-à-vis

Je suis montée ravie

Et les bras écartés je me suis

Envolée

PROMESSE

Avis

aux

Déprimés

Angoissés

Et stressés

Commencez à médire

Je vous donne matière

Rassemblez à loisir

Vos méchants commentaires

Avis

aux

Pédants

Importants

Et méchants

Affûtez vos mépris

Vous aurez de quoi faire

Aiguisez vos jalousies

Rien ne vous fera taire

Avis

aux

Aigris

Rabougris

Et racornis .....

Je le garderai accroché

Il sera seul il le sait

Il sera là pour durer

Même si vous le trouvez niais

Je tiens à vous prévenir

Il n’est pas près de déguerpir

Mon sourire

30.05.2007

VICTOR HUGO

 Il arriverait à nous arracher des larmes ce sacré Victor !

 

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Les Contemplations

Poème composé en 1847

29.05.2007

JACQUES PREVERT

Celui-ci, je l'avais appris par coeur à l'école. Je peux encore en réciter les premiers vers... Et vous, vous souvenez-vous de nos 2 amis escargots ?

A l'enterrement d'une feuille morte
Deux escargots s'en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s'en vont dans le soir
Un très beau soir d'automne
Hélas quand ils arrivent
C'est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voila le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le coeur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L'autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C'est moi qui vous le dit
Ça noircit le blanc de l'oeil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C'est triste et pas joli
Reprenez vous couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent a chanter
A chanter a tue-tête
La vrai chanson vivante
La chanson de l'été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C'est un très joli soir
Un joli soir d'été
Et les deux escargots
S'en retournent chez eux
Ils s'en vont très émus
Ils s'en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un petit peu
Mais la haut dans le ciel
La lune veille sur eux
.

 

J'avais du l'illustrer avec un dessin de ce style :

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28.05.2007

RONSARD

Monsieur Ronsard, vous m'avez faite souffrir. Il ya bien des années, j'ai du vous réciter devant toute la classe.....Personne n'a su qu'il fallait "cueillir dès aujourd'hui les roses de la vie", car tellemnt émue, mon souffle n'a pu atteindre votre dernier vers. Mais je ne vous en veux pas :

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise aupres du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant :
Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle.

Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Desja sous le labeur à demy sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s'aille resveillant,
Benissant vostre nom de louange immortelle.

Je seray sous la terre et fantaume sans os :
Par les ombres myrteux je prendray mon repos :
Vous serez au fouyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et vostre fier desdain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dés aujourd'huy les roses de la vie.

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